En route vers la liberté : sortir de sa zone de confort !


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J’ai donné récemment un atelier sur la connaissance de soi comme levier essentiel au développement professionnel… dans la langue de Shakespeare. Si je n’avais pas assisté, la semaine précédente, à un bootcamp sur le courage où la conférencière a cité en exemple sa propre peur de donner des conférences en anglais (surmontée après s’être lancé le défi), j’avoue que je n’aurais jamais saisi l’occasion.

Pourquoi ? « Ça fait trop longtemps que j’ai travaillé en anglais. Je vais avoir l’air folle et plus personne ne voudra m’embaucher ! » J’exagère, je ne parle pas l’anglais comme une vache espagnole, mais néanmoins, la peur du jugement était présente. Ah ! le confort de ses bonnes vieilles pantoufles !

Qu’est-ce que j’aurais raté ? Une nouvelle expérience pour mieux me connaitre, me dépasser, le plaisir de contribuer si cher à mes yeux, une estime de soi renforcée, et m’ouvrir l’esprit sur de nouvelles possibilités. Ou, plus simplement, évoluer et élargir ma zone de confort.

On entend par « zone de confort » un état psychologique dans lequel une personne se sent à l’aise et en contrôle, où elle adopte des comportements familiers, et qui lui permet de vivre des expériences générant peu ou pas de stress ni d’anxiété. Sans peur des jugements extérieurs ou de l’échec, elle produit un niveau de performance égal. On comprend donc qu’il y a répétition de nos bonnes vieilles habitudes et par le fait même limitation. Il est vrai que c’est reposant et apaisant, un état de bien-être qu’affectionne particulièrement notre inconscient.

Une personne dont la zone de confort est grande et souple aura beaucoup de facilité à vivre le changement, à s’adapter à différents environnements, à rêver et à prendre les moyens pour réaliser ses rêves. Une zone de confort petite et étanche ne pourra quant à elle que rendre la vie plus compliquée à certaines personnes pour qui le moindre petit changement devient perturbant. L’évolution est absente, l’ennui bien présent, puis, une baisse de vigilance et la complaisance s’installent.

Pour accroitre sa capacité d’adaptation, plonger hors de sa zone de confort, et du coup, mieux se connaitre :

  • Il faut oser dire « oui, pourquoi pas !» ; vivre de nouvelles expériences dont le niveau de stress est raisonnable et adapté pour chacun. L’éléphant se mange une bouchée à la fois, et la bouchée n’est pas la même pour tous.
  • Il faut reconnaitre, contrôler et changer son discours interne, cette petite voix qui s’appuie sur nos peurs et nos croyances limitatives ; nos saboteurs naturels qui nous soufflent à l’oreille… « Pourquoi demander cette promotion, je ne la mérite pas, je ne suis pas à la hauteur. » ou encore « Ne fais pas ça, ils vont te trouver ridicule ! », « C’est bien trop risqué de vivre une déception, je ne m’en remettrai pas ! ».

Oui, il y aura un certain inconfort, une légère anxiété, nous serons conscients de notre incompétence, il y aura des erreurs et la demande en énergie sera plus grande. Mais pour un temps. C’est le chemin de l’apprentissage. Et si le désir de fuir se pointe à l’horizon, il faut prendre le temps de nommer nos émotions et d’examiner de plus près notre histoire. Nos peurs sont-elles fondées ? Notre perspective de la nouveauté et la découverte les rend parfois beaucoup plus terrifiantes que la réalité. Il serait dommage de passer à côté d’une belle affaire, peut-être même la chance de sa vie !

Mon défi estival sera de mater mon BBQ ! Eh oui, vaincre ma peur de l’allumer et développer mon aisance à cuisiner sur cet engin du diable ! Et vous, quel pas franchirez-vous hors de votre zone de confort cet été ?

If your dreams don’t scare you they are too small – Richard Branson


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