Une communication responsable en 4 points


Share on LinkedInShare on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

« Ce que je recherche dans la vie, c’est la bienveillance, un échange avec autrui motivé par un élan du cœur réciproque. » – Marshall B. Rosenberg

 

Que vient-il de se passer au juste ? D’où vient cet inconfort ? Ah ! je vois, une limite personnelle vient d’être dépassée. Citron ! Qu’est-ce que je fais ? Tolérer et ne rien dire ? Espérer que mon malaise soit perçu et que le tir soit corrigé la prochaine fois ? Ou exprimer clairement ma limite ?

Figée comme une petite chèvre myotonique, l’occasion de réagir m’a filé entre les doigts. Un « Qu’est-ce que tu fais là ? » accompagné d’un coup de poing aurait signalé hors de tout doute mon mécontentement. Bien que libérateur, mieux vaut garder cela pour le cours de cardio kick-boxe et préserver la relation d’autant que je n’ai jamais communiqué cette limite. Une phrase qui m’a beaucoup interpellée la première fois où je l’ai entendue me revient à l’esprit : « On peut dire n’importe quoi à n’importe qui, mais pas n’importe comment et n’importe quand ! ».

L’idée est séduisante. Elle exige toutefois la capacité de faire preuve d’assertivité, soit la capacité à s’exprimer et à défendre ses droits sans empiéter sur ceux d’autrui.

 

On peut dire n’importe quoi…

Tenir des propos qui n’ont pas de sens, sans réfléchir, sans s’interroger sur leur portée, c’est NON ! Injures, jugements, critiques dévalorisantes trouvent bien peu de résonnance chez l’autre. Exprimer des faits, alors OUI ! En décrivant avec précision ce qui a déclenché notre réaction et en nommant les comportements, les gestes, les paroles et les silences, on prédispose l’autre à écouter la suite. Poursuivre en exprimant nos émotions, nos besoins et nos attentes constitue la suite logique.

 

…à n’importe qui…

À tous ceux de qui nous souhaitons être entendus et compris. Plus une relation est importante à nos yeux, plus la réflexion allouée au « pas n’importe comment » est cruciale pour établir un lien de qualité.

 

…mais pas n’importe comment…

Comment transmettre une information difficile sans pour autant mettre en danger la relation ? Être vrai tout en prenant en compte la sensibilité de l’autre. Pas facile ! Dans un premier temps, il est capital de se comprendre soi-même. Découvrir plus précisément ce qui nous affecte, ce que nous considérons comme juste et bon pour soi, et ce, afin d’adopter une attitude empathique et guider le choix de mots justes, précis et respectueux.

D’accord, tout le monde n’attire pas d’emblée notre compassion. Certaines personnes ont le don de venir nous chercher. Tout simplement maladroites, elles appuient sur nos boutons sensibles sans en être conscientes. Néanmoins, tout le monde a droit au respect.

 

…ni n’importe quand !

 Pour certaines demandes ou rétroactions, une rencontre à deux est plus appropriée qu’en groupe afin de donner un espace sécuritaire à notre interlocuteur pour réagir, le cas échéant. Mais avant tout, choisir un moment où l’ouverture à recevoir de ce dernier nous apparait optimale dans les circonstances. Le moment peut sembler ne jamais convenir, alors soyez bien conscient que vous faites le choix de vous exposer à nouveau au problème et de revivre la même frustration.

 

Et la suite ?

 Après un moment de réflexion, vos propos sont maintenant justes, authentiques et acceptables pour vous et l’autre partie avec qui vous souhaitez maintenir le lien. Vous êtes disposé à les livrer avec empathie. Le moment est propice. C’est une issue gagnant-gagnant. Sachez que la possibilité que cela ne soit pas agréable pour l’autre demeure. La réaction de votre interlocuteur lui appartient, de même que ses choix subséquents. Lorsque la relation est sans ambigüité et qu’il y a réciprocité dans les attentes, personne ne se sent perdant, diminué ou humilié.

Je vous entends dire « Et alors, comment se termine ton histoire ? ». J’ai décidé de m’exprimer avec le bel outil qu’est la communication consciente de Marshall B. Rosenberg… après un second épisode de frustration. De ma perspective, ma communication était claire, concrète et réaliste. Il faut croire que les attentes étaient différentes…

 

 

 


Share on LinkedInShare on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone
Retour vers le blogue Retour vers mes inspirations